retour à la page d'accueil


Yves Laneville

Dossier de presse


Des années à chanter dans les corridors du métro de Montréal, dans le Vieux-Port, les maisons pour personnes âgées, les hôpitaux, des soirées privées, etc..., ça en fait du public. Des années de chanson au quotidien, loin des scènes, des projecteurs et des médias. J'aimerais bien vous inonder de coupures de presse favorables, mais les critiques se font rares dans le métro et dans la rue. Voici quand même quelques coupures de presse traitant de différents aspects de mon travail comme chansonnier et WebMaster. Les plus curieux irons aussi fouiller dans mon cv.


COUPURES DE PRESSE

Chroniques de Cybérie
20 septembre1996, Jean-Pierre Cloutier

Musique toujours, Netmusik continue de nous offrir un excellent site sur la musique en général, mais depuis quelque temps a installé une page de liens des plus complètes à http://www.netmusik.com/liens/. Véritable travail de moine présenté en collaboration avec French Music Database et mis à jour par Yves Laneville du site La chanson du Québec et ses cousines qui loge à http://www.chansonduquebec.com. C'est d'ailleurs sur ce site que vous trouverez la section «Histoire de l'industrie de la chanson au Québec», un excellent texte de Danielle Tremblay.

liste des coupures de presse


Planète Québec
Le lundi 19 août 1996
La chanson québécoise sur Internet

Le réseau Internet n'a pas fini de nous surprendre. J'effectuais la semaine dernière une petite recherche sur la chanson québécoise et francophone sur Internet. Quelle ne fut pas ma surprise de retrouver une bonne quantité de textes de chansons, d'extraits musicaux, de partitions, de biographies et des esquisses historiques de la musique au Québec. Des sites vraiment intéressants, faits par de vrais amateurs de la chanson d'ici et de la francophonie en général.

Pour ceux qui, comme moi, adorent la chanson francophone, je vous signale quelques sites qui valent vraiment le coup d'oeil:

La chanson du Québec et ses cousines, de Danielle Tremblay et Yves Laneville, nous propose une histoire de la chanson au Québec; des chroniques; des entretiens avec des auteurs; des biographies des celles et ceux qui ont fait et qui font la chanson parsemées d'extrait sonore et de textes de chansons; un Regroupement des chansonniers sur internet où l'on peut engager "on-line" des chansonniers; un répertoire des boîtes à chanson; un petit diaporama de la chanson, etc. À voir...

liste des coupures de presse


La Tribune, Sherbrooke, samedi, 24 février 1996
Pierrette Roy

Il ne travaille pas, il chante. Et pourtant, le chant lui permet de gagner sa vie et celle de sa petite famille mais, en marge du système, sur le mode des troubadours du Moyen-Âge.

Puisqu'il ne travaille pas, il n'a bien sûr pas droit aux congés payés ou aux avantages sociaux qui vont avec un emploi mais, non plus, il ne craint pas le chômage comme bon nombre de travailleurs.

Des millers d'employeurs

Car Yves Laneville n'a pas un employeur, il en a une multitude. Ceux-ci prennent les visages des utilisateurs du métro de Montréal, des passants qui déambulent sur le site du Vieux-Port, des touristes français en escale à Montréal et des bénéficiaires des hôpitaux et des centres d'accueil et résidences pour les aîneés.

C'est auprès d'eux à, à chaque jour différents, qu'il a trouvé la stabilité et une manière de vivre qui lui convient parfaitement.

Mais pour dire vrai, ce chansonnier d'origine louperivoise présente un parcours assez peu conventionnel.

S'il a commencé à gratter la guitare dès l'âge de 13 ans et que la musique l'intéresse plus que tout, un talent naturel pour les sciences, à une époque de très grande ouverture aux métiers reliés à ce secteur, l'amène à s'inscrire en génie, à l'UniversitéLaval. Il y restera une semaine seulement avant de renouer avec sa passion.

Il s'inscrit en musique à l'Université Bishop et séjourne quatre ans en Estrie où il se fera de nombreux amis avec lesquels il reste toujours en contact. On le retrouvera notamment, à l'été1988, comme coordonateur des concerts d'été à la chapelle St-Mark's de Lennoxville et (...) de la série Nos Artistes en concert.

Métro boulot.

Poursuivant son cheminement en musique, il s'inscrit en techniques d'écriture à l'Unviersité de Montréal et, à l'exemple de plusieurs de ses amis qui jouaient dans le métro, tente lui aussi l'epérience. C'était il y a quatre ans, avant la féroce compétition qu'on y trouve aujourd'hui.

Prudent, il développe graduellement en parallèle, le circuit des centres d'accueil et d'hôpitaux, s'installe chaque été au Vieux Port de Montréal et se produit devant des touristes français de passage à Montréal.

Depuis six mois, Yves Laneville s'octroie un congé sabbatique du métro, tout en poursuivant ses autres activités, et travaille avec la sherbrookoise Danielle Tremblay à l'élaboration d'un site internet portant sur la chanson d'expression française et particulièrement la chanson québécoise.

Aussi, il se produit en fin de semaine prochaine, du 1er au 3 mars inclusivement, dans le mail du Carrefour de l'Estrie, devant le magasin Sears, et donnera à entendre, avec sa guitare, les plus grandes chansons du répertoire français et québécois.

Un conteur de chansons

« Je ne suis pas plus un chanteur qu'un guitariste mais, plutôt, un conteur de chanson, reconnait-il. Mon répertoire se compose de pièces qui ont des histoires et je me plais à les interpréter. Car mon matériau de base, ce sont les émotions et mon objectif, émouvoir. »

Ce répertoire, Yves Laneville l'a d'ailleurs développé en fonction des clientèles qu'il a trouvé sur son passage, un public cible allant de 40 à 70 ans, et découvre que celui-ci convient davantage à sa personnalité que les chansons de Plumes, de ses premiers essais.

S'il navigue avec la même aisance entre Moustaki et Brel en passant par Ferré ou Ferrat, il nourrit également une affection toute particulière pour les chansons de Vigneault, Leclerc, Gauthier ou Desjardins.

D'ailleurs, il enregistrait l'an dernier un album, Chansons du Québec, à la salle Bandeen de l'Université Bishop's et au studio de Larry O'Malley, après avoir déjà offert un cassette, en 1993, Chansons de la francophonie sur laquelle on trouve les plus grands classiques français, deux enregistrements qui ne sont pas disponibles chez les disquaires mais qu'il met lui-même en circulation.

« Je pense avoir choisi, en me produisant ainsi, la voie facile. C'est, du moins, une voie qui me convient parfaitement. Car je trouve merveilleux de vivre de mon art alors que personne ne me connaît. Je n'ai pas envie d'être tanné qu'on me regarde et je n'ai aucune envie de me terrer dans mon coin pour éviter d'être reconnu. Mon but c'est de vivre le plus sereinement possible et de mettre un peu de musique et de plaisir sur le chemin des promeneurs. »

liste des coupures de presse


Planète Québec, 5 février 1996
Gérard St-Denis, directeur général

De passage à Planète Québec, le chansonnier et auteur-compositeur Raymond Lévesque s'est initié pendant quelques heures au réseau Internet. Il a été tout à fait charmé du site sur la chanson québécoise, animé avec beaucoup de talent par Yves Laneville. Raymond a envoyé son premier message électronique à l'auteur du site pour le féliciter, et ce dernier lui a répondu quelques minutes après, à son grand étonnement. Raymond Lévesque est le compositeur et interprète de la chanson " Quand les hommes vivront d'amour ".

liste des coupures de presse


Les Chroniques de Cybérie
Le 26 janvier 1996
Jean-Pierre Cloutier

Un des facteurs qui nous distingue à coup sûr du reste du Canada est l'excellente santé dont jouit depuis bien longtemps l'industrie de la musique au Québec. C'est en visitant le site d'Yves Laneville que j'ai trouvé un sous-site d'importance pour ceux et celles qui s'intéressent à la musique québécoise, Le développement historique et le fonctionnement de l'industrie de la chanson québécoise, pour lequel il convient de souligner l'excellente recherche de Danielle Tremblay. Là encore, le document est bien présenté et se navigue bien avec une économie de graphiques. Le texte couvre quatre grandes périodes, 1917/1927, 1927/1945, 1945/1975 et 1975/1995. Détentrice d'une maîtrise en histoire, c'est un regard d'historienne professionnelle que Madame Tremblay pose sur son sujet. On trouve, en complément au texte, des extraits sonores en format .AU, de courts documents annexés et une bibliographie sur la chanson du Québec et d'ailleurs. Un site éminent, voire attendu, qu'on trouve à http://www.accent.net:80/lanevill/danielle/danielle.htm .

liste des coupures de presse


Point de Départ, janvier 1996
section Cinéma et Entertainment

Chanson d'expression française

Pour découvrir ce qui se fait dans la chanson francophone, de plus allez lire l'histoire de la chanson québécoise agrémentée d'extraits sonores. Le meilleur sur tout l'Internet, félicitations à Yves Laneville !

liste des coupures de presse


Le Devoir, 18 décembre 1995
par Benoît Munger

Un chansonnier dans le cyberespace

Si vous fréquentez un tant soit peu le métro de Montréal, les chances sont bonnes pour que vous l'ayez brièvement entendu au détour d'un corridor, sa guitare en bandoulière, l'étui ouvert à ses pieds. Comme votre coeur est généreux et que la musique rend moins pâles vos débuts et vos fins de journées, peut-être avez-vous même jeté négligemment quelques trente sous en passant, heureux d'avoir un air connu à fredonner à la place de ce satané jingle entendu à la radio plus tôt. L'air d'une chanson francophone s'entend parce qu'Yves Laneville, interprète, auteur-compositeur et musicien, a manifestement un faible pour elle.

Un faible? Le mot est sans doute un peu... faible, justement. Peut-être vaut-il mieux parler d'une passion qu'il a voulu partager en ouvrant sur le W3, avec Danielle Tremblay, un site sur la chanson d'expression française, qu'elle émane d'Amérique , d'Europe ou des Caraïbes. Une passion qui lui a fait trimbaler sa guitare ici et là, jusqu'à ce qu'il aboutisse dans le cyberespace: « Dans la vraie vie, je suis chansonnier. Chansonnier de métro, chansonnier de rue, de bistro, d'hôpitaux, bref chansonnier d'à peu près tout ce que vous voudrez. Faut bien gagner sa vie! », écrit-il dans la page personnelle qu'il n'a pas tardé à publier après avoir découvert la programmation HTML. De cette première «publication» à la réalisation d'un site sur la chanson d'expression française, il n'y avait qu'un pas qu'il a franchi en compagnie de Danielle Tremblay, une universitaire de Sherbrooke versée dans le domaine.

Ensemble, ils entendent créer un outil de référence et un lieu où les amateurs pourront se divertir. Pour l'instant le site offre principalement une liste d'hyperliens relatifs à la chanson francophone : « Je n'ai sûrement pas tout déniché mais je crois avoir une liste assez complète qui sert pour l'instant à satisfaire les surfeurs. Il y aura bientôt des rubriques diverses écrites par des collaborateurs traitant surtout de chanson québécoise » explique Yves Laneville qui est originaire de Rivière-du-Loup.
(...)
Le duo compe aussi ajouter du contenu original. En commencant par ce texte de Danielle Tremblay sur le développement historique et le fonctionnement de la chanson québécoise, un document en hypertexte fort instructif.

liste des coupures de presse


La Voix de L'Est, Granby, 18 décembre 1995
par Karim Benessaieh

Des mots et des notes qui disent et qui vibrent: Brel et Brassens sur les bancs d'école à Waterloo

La scène avait de quoi réchauffer le coeur de tous les nostagiques de la bonne vieille chanson française. Le jour de la St-Valentin, une quarantaine d'élèves de l'école secondaire Wilfrid-Léger n'écoutaient pas Smell like Teen Spirit, ou un quelconque tube de Megadeth, ni même la dernière ballade de Rock Voisine. Non, ils étaient tous sagement assis dans la bibliothèque à écouter un cours pas comme les autres, gracieuseté du chansonnier Yves Laneville. Un peu de Georges Brassens, du Jacques Brel, avec un petit détour du côté de Vigneault, Leclerc et compagnie. «De quoi leur donner le goût de farfouiller dans les disques empoussiérés de leurs parents...», résume l'artiste de 32 ans originaire de Rivière-du-Loup.

Pédagogie oblige, Yves Laneville assaisonnait ses chansons d'anectodes et de passages biographiques des artistes qu'il interprétait. Le tout avait la forme très acceptable d'un cours sur la chanson française, notes de cours en moins et musique en plus. C'est Francine Thisdale, responsable de la bibliothèque à l'école waterloise, qui s'est chargée d'organiser l'événement: «On avait déjà fait quelque chose de semblable à Noël, et les élèves avaient adoré ça, affirme-t-elle. On a attendu une autre occasion, et voilà, on a fait ça pour la Saint-Valentin.» Le moment était d'autant bien choisi que 85% des chansons parlent d'amour, estime Yves Laneville. Il a tout de même pu glisser quelques classiques... inclassifiables, comme le magnifique Déserteur, de Boris Vian. À propos, saviez-vous que la fin originale de cette chanson, avant que la censure française ne la charcute, est «...que j'aurai une arme et que je sais tirer...»? c'est cette version qu'Yves Laneville sert à ses auditeurs, au grand étonnement des «connaisseurs».

Métro, guitare, dodo

Le chansonnier que l'École Wifrid-Léger a invité est habitué à des auditoires beaucoup moins attentifs que celui d'une bibliothèque: sa scène habituelle, c'est le métro de Montréal. Il le fait a plein temps, cinq jours par semaine, et les sous qu'il recueille lui permettent même de ne pas faire appel à l'aide sociale. Il choisit de préférence la station de la Place-des-Arts, le matin, parce que c'est là qu'ilpeut rencontrer son meilleur public. «Avec mon répertoire, j'attire surtout les gens de 35 à 60 ans. En plus, le matin, ils sont frais et dispos et souvent reconnaissants d'entendre une bonne chanson avant d'aller travailler.» «Le métro est un excellent moyen de faire de la publicité, souligne-t-il. Ceux qui passent et aiment ce que je fais peuvent prendre ma carte et m'appeler pour des spectacles plus conventionnels.» Wow! Un musicien de métro avec une carte! De toute évidence, le guitariste aime vraiment cette scène qui pourrait sembler ingrate. «On trouve sa valorisation comme on peut, dans un sourire ou dans le pas des gens qui ralentissent. Ça fait toujours plaisir quand quelqu'un vous dit qu'il attend impatiemment le moment où vous allez jouer sur son trajet...»

liste des coupures de presse


Journal de Montréal, 14 août 1995, Nos Montréalais
Isabelle Lord

Yves Laneville va du métro au Vieux-Port

Au Vieux-Port de Montréal, le musicien-chanteur Yves Laneville fait revivre - au grand plaisir des passants -, guitare en mains et passion au coeur, les inoubliables chansons de Vigneault, Gauthier, Brel et Ferré.

« Les gens réagissent très bien à ma musique. Ils se disent « Enfin de la chanson française ! » Ce qui me fait bien plaisir! »

Musicien de métro depuis quatre ans, Yves Laneville, aussitôt la saison froide terminée, enfourche sa bicyclette et prend la direction du Vieux-Port. Puis, chaque après-midi il effectue, sous un chaud soleil, son tour de chant à proximité de la marina. « C'était un p'tit bonheur que j'avais ramassé... »

Gratter sa guitare

Issu d'une famille de musiciens de Rivière-du-Loup, le futur musicien-chansonnier commence à gratter sa guitare dès l'âge de 13 ans, puis s'inscrit à des cours de guitare classique. « À l'époque d'Harmonium, Beau Dommage et compagnie, la grosse mode était de jouer de la guitare sèche. Pendant plusieurs années je grattais ma guitare cinq ou six mois, et je m'arrêtais, puis je recommençais... » , explique-t-il.

Très doué pour les sciences pures, on lui propose d'aller en génie. Une semaine après son entrée à la Faculté de génie de l'Université Laval, Yves Laneville décide de tout abandonner. « Apprendre les x, y, z dans un cours de 200 élèves, très peu pour moi ! En acceptant d'étudier en génie, je me trouvais à aller contre ma logique. »

Il suit donc sa passion et s'inscrit en musique classique à l'Université Bishop's où il apprendra, par la même occasion, l'anglais. Pendant environ cinq ans, Yves prend une pause en tant que chansonnier et joue du jazz, du blues. Il écrit même de la musique.

Ses débuts

Après des études en musique classique, il décide de se joindre à ses amis d'université pour jouer dans le métro. « Afin d'arrondir mes fins de mois, j'ai décidé de ressortir ma guitare, mon Jim et Bertrand, Paul Piché et je suis allé jouer avec eux. À cette époque, je n'avais pas chanté depuis six ans », dit-il

Ce père de famille de trente trois ans explique toute la valorisation que lui procure, depuis quatre ans, ce métier de musicien. Que ce soit dans le Vieux-Port lorsque les gens prennent le temps de s'arrêter pour apprécier sa musique ou leurs nombreux sourires, dans le métro, à l'écoute d'une mélodie connue. Yves Laneville a même ses groupies musicaux, sans oublier le curé du coin qui, chaque dimanche, vient donner son « p'tit deux ».

«J'ai décidé de jouer dans le métro et dans le Vieux-Port parce que j'y suis à l'aise. Mais je trouve dommage d'avoir toujours à me justifier en expliquant à tous que je ne suis pas un quêteux, mais un musicien. La seule différence qu'il y a avec les autres musiciens, c'est que ma clientèle ne sort pas d'un bar, elle se rend à son travail ou prend des marches le dimanche après-midi », tient à préciser le musicien.

Une vraie petite entreprise

Ce musicien professionnel prend son métier très à coeur. Il a eu l'occasion d'enregistrer et de produire son propre album de chansons québécoises d'artistes connus. Les touristes français l'apprécient particulièrement.

Yves Laneville joue également dans des centres d'accueil, des hôpitaux et des restaurants. Sa clientèle visée ? Les trente ans et plus. Une façon, selon lui, de se démarquer des musiciens qui visent une jeune clientèle.

Il faut se lever tôt pour trouver le bon endroit

« Depuis deux ans, c'est devenu difficile de jouer dans le métro. Le nombre de musiciens a doublé et la compétition y est de plus en plus forte. Il y a tout de même une limite à ce qu'on peut partager entre nous. »

Selon le musicien Yves Laneville, son revenu aurait ces dernières années diminué de moitié. Ce n'est pas payant de jouer dans le métro. Toutefois, l'Association des musiciens indépendants de métro de Montréal (AMIM) - créée en 1983 dans le but de défendre les droits des musiciens - veille à ce qu'il n'y ait pas d'abus et à ce que les musiciens s'entendent entre eux.

Lorsqu'il joue dans le métro, Yves Laneville se rend chaque nuit, un peu avant quatre heures du matin (les portes du métro ouvrent à cinq heures) à la station où il espère jouer. Et il doit inscrire son nom et ses disponibilités sur l'horaire prévu à cet effet. Yves joue, dans une journée, à deux endroits différents du métro pour une période de deux ou trois heures chacune. C'est en fait le système du « premier arrivé, premier servi ». Les plus vaillants auront les meilleurs emplacements pour jouer.

Ce dernier déplore toutefois la pratique par plusieurs personnes d'une certaine mendicité déguisée. « Ils se trouvent un harmonica ou jouent sur un bout de bois et prétendent faire de la musique. On ne peut leur interdire de jouer parce qu'en quelque sorte, ils « jouent » de la musique. C'est l'image des musiciens du métro qui en prend un coup. »

Par contre, il explique que « ces derniers ne se trouvent pas à voler leur gagne-pain puisque ce sont rarement eux qui vont faire la file à quatre heures du matin, afin d'obtenir une place pour jouer. »


Chansons en liberté, 12 janvier 1995
Radio-Canada M-F
animatrice, Elisabeth Gagnon

Image de la pochette "Ce qui est très bien, c'est qu'en plus de ses interprétations qui sont chaleureuses, présentées avec beaucoup d'amour et de sensibilité et surtout de simplicité, c'est que Laneville a pensé aux touristes entre autres. Alors si vous avez des amis européens, dans la pochette il y a une petite historique qui est rattachée à chacune des chansons pour la présenter (..) ou encore présenter son auteur. Et puis également il y a les paroles des chansons, alors c'est très bien. J'espère pour Yves Laneville qu'un distributeur va bien vouloir mettre son produit sur les tablettes des magasins et peut être aussi à l'aéroport de Mirabel, ça serait très sympathique. Parce que c'est très bien fait. Toutes les chansons sont très connues et font plaisir à réentendre. Yves Laneville; on aura peut être l'occasion bientôt de le voir dans une vraie salle de spectacle, je vous tiendrai au courant."


Ouest-France, 7 juillet 1993
La poésie en chanson

Samedi soir, au Manoir-Musée Jacques-Cartier, le jeune chanteur québécois Yves Laneville a tenu sous le charme de sa voix chaude un public attentif et ravi. S'accompagnant à la guitare, sans sono, il a offert un petit tour de chant allant de la ballade « Belle Hirondelle », jolie mélodie du 15e siècle, au chansons de Félix Leclerc et Vigneault, en passant par des airs de folklore québécois. La salle du Canada dans laquelle il se produisait, toute lambrissée de pin blanc, était comble.

Yves Laneville confiait: « C'est la première fois que je viens à St-Malo et je ne suis pas dépaysé. Je me retrouve un peu chez moi, ici, avec l'aspect assez sauvage de la côte et le petit vent frais qui souffle le soir. De plus, les Malouins sont sympas. ». Ce concert était organisé par le Manoir Jacques-Cartier, en collaboration avec la Maison du Québec et l'Office Franco-Québécois de la Jeunesse, OFQJ. (...)


Yves Laneville
yves_laneville@hotmail.com